Flottaison en isolation sensorielle: des centaines de gens le font tous les mois, pourquoi ?

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Flotter dans un bassin, mi-zen mi-futuriste, m’a toujours fait penser à la scène dans Minority Report avec les femmes qui prédisent l’avenir. Depuis le jour où j’ai vu ce film j’ai voulu savoir ce que ça faisait que de pouvoir laisser porter son corps en totale apesanteur. Thomas m’a rendu ce rêve possible en m’offrant une séance de flottaison au centre de flottaison meiso situé à Paris.

C’était pour moi une superbe opportunité de m’offrir un temps de repos et une expérience inoubliable.

Mon arrivée au centre de flottaison

Suite à une réservation que nous avions faite il y a fooooort longtemps (et oui les places partent vite, vaut mieux s’y prendre à l’avance ;)) nous étions enfin le jour J. Le matin j’ai fait ma séance de sport à jeun chez moi comme à mon habitude : une trentaine de minutes de renforcement musculaire.

Comme Thomas traînait un gros rhume, j’avais décidé de l’accompagner dans son jeûne afin de reposer nos organismes et leur permettre la meilleure régénération possible.

Nous voilà donc partis bienheureux tous les deux pour tester la séance de flottaison. L’univers fait vraiment drôlement les choses avec un trajet en métro qui a été relativement désagréable : un homme fou qui hurlait sur n’importe qui, des enfants criards et pour finir avec un bébé qui pleurait à pleins poumons, bref un trajet en métro dans Paris 😉

A peine le pallier passé, je commençais déjà à me détendre : il faut dire que l’univers a été pensé pour ! Situé au fond d’une adorable cour, je découvrais deux niveaux : un premier réservé à la méditation avec des hamacs, une lumière tamisée, un sol en rotin… et un deuxième niveau plus lumineux pour échanger avec d’autres personnes, faire des jeux ou tout simplement bouquiner en sirotant une infusion.

la cour

espace meditation meiso

espace detente meiso

 

Ce qui est très agréable c’est que nous avons pu arriver un peu en avance pour prendre nos marques, profiter quelques instants des hamacs.

Comment se passe une séance ?

Puis la jeune femme du centre est venue nous expliquer plus en détail le fonctionnement d’une séance de flottaison. Cela consiste à se laisser tranquillement flotter dans un bassin d’eau rempli à saturation d’un sel minéral particulier : le sel d’Epsom. Utilisé pour soulager les douleurs musculaires, articulaires et même atténuer les problèmes cutanés, ce sel est utilisé depuis plusieurs siècles, également pour réduire d’éventuelles carences en soufre et en magnésium. Que demander de plus ?

Nous avions le choix entre 4 formules dans lesquelles les premières 20 minutes variaient : soit on choisissait une voix qui nous guidait en état de méditation, soit de la musique tibétaine etc… Et pour les 40 minutes suivantes le silence était de mise dans tous les cas. Ayant l’habitude des musiques zen j’ai préféré choisir une voix pour une introspection sur moi-même.  Là-dessus nous pouvions choisir si nous voulions garder une petite lumière ou être dans le noir total pour ces 1h de séance de flottaison. Vous l’avez compris, je voulais vivre une expérience d’isolation sensorielle totale, j’ai donc choisi d’être dans le noir complet. Et ouai, même pas peur ! 😉

 

Mon expérience de la flottaison

Arrivée dans ma cabine (pour ceux qui iront voir sur le site officiel, j’étais dans la cabine futuriste à miroir dans le plafond), j’ai pris une rapide petite douche, puis je me suis installée dans l’eau.

cabine futuriste meiso

C’est bête mais alors que j’étais venue pour ça, j’ai été très surprise de voir que mon corps flottait parfaitement sur le dos ! J’étais venue en maillot de bain mais finalement j’ai préféré l’enlever car déjà je savais que j’avais une intimité respectée et parce qu’on m’avait prévenue qu’il valait mieux ne pas se sentir étriquée pour profiter au maximum des effets bienfaisants de l’isolation sensorielle.

Il est plus difficile (et moins naturel) de détendre la nuque, aussi j’avais à ma disposition une sorte de coussin flottant très agréable pour y caler ma tête. Tout au long de l’heure j’ai interverti avec et sans coussin.

Les lumières se sont assez rapidement éteintes, la voix a débuté, c’était parti pour 1h d’apesanteur en dehors des pollutions sonores, visuelles…

Globalement je me suis sentie très à l’aise dans cette cabine qui était la plus fermée des 3 disponibles dans le centre. Quand la voix a cessé, j’ai eu un moment rapide de stress en réalisant que l’air était très chaud, très humide, et que j’aurais bien aimé un petit courant d’air frais. La cabine étant isolée phoniquement également, j’ai d’un coup entendu très fort mon cœur battre dans ma poitrine, puis ça s’est calmé…calmé…tellement que je me suis endormie quelques instants !

cabine zen meiso

photo de la cabine « zen » de Thomas : l’air était tellement saturée que ça rend flou !

Est-ce que j’ai eu peur d’être dans le noir, sans aucun bruit, en ne sentant plus mon corps ?

J’ai adoré pousser doucement mon corps d’un coin à l’autre, ne plus rien entendre, ne plus rien voir, juste ÊTRE, là, à ce moment précis. Je pense néanmoins qu’il s’agit tellement d’une expérience atypique qui peut en perturber certains, je recommande de « s’entraîner » en testant la méditation, l’introspection sur soi, voire de faire tout ça dans une pièce sombre chez soi avant. Personnellement j’ai commencé la méditation au tout début grâce à l’application Petit Bambou dont je vous parle dans cet article.

Avec la séance de sport du matin et une crampe au mollet que je traînais depuis 2 jours, je crois que chaque muscle me remerciait de pouvoir se régénérer dans un bain rempli de magnésium.

J’ai aimé prendre le temps de me concentrer sur chaque partie de mon corps ou de laisser mon esprit divaguer. J’ai particulièrement apprécié le fait d’être totalement immobile, de ne plus savoir quelle partie de mon corps flottait au dessus de l’eau et quelle partie était en dessous, et à d’autres moments de tourner dans le bassin, donner des élans. C’était comme un bref aperçu de ce que vivent les astronautes quand ils se poussent d’un coin à l’autre de leurs cabines.

J’étais heureuse comme une enfant qui joue et à la fois comme une adulte qui se détend.

 

Et après la flottaison, comment on se sent ?

chat meiso

Au bout d’une heure, la lumière revient progressivement et une voix nous indique de quitter le bassin. En sortant de la cabine, qu’est-ce que j’avais chaud et soif ! J’avais l’impression de revenir d’un voyage, de sortir d’une longue méditation ou d’un doux sommeil. Et clairement reprendre le métro à Barbès n’était pas envisageable immédiatement. C’est pourquoi avec Thomas nous sommes restés bien une heure encore dans le centre, à profiter des hamacs, à regarder le chat passer, puis à jouer à des jeux qui étaient disponibles en buvant une infusion.

Ça m’a amusée d’ailleurs de trouver dans ces pièces le tapis champ de fleurs dont je vous avais parlé ainsi que plusieurs lampes de l’Himalaya disposées un peu partout dans le centre.

C’était très agréable de voir que les personnes du centres étaient bienveillantes et savaient avec justesse être présentes pour répondre à nos besoins et à s’éclipser également pour nous laisser profiter.

 

Dans le métro je m’endormais, j’avais l’impression d’être très fatiguée mais dans le bon sens, celui où mes muscles étaient particulièrement détendus, ainsi que mon esprit. Une fois arrivés chez nous, nous avons mangé et nous sommes couchés assez tôt. J’ai très bien dormi d’ailleurs et aucune crampe que j’avais depuis ces 2 jours n’est revenue.

En conclusion je ne peux que vous recommander chaudement de tester une séance de flottaison et si possible en isolation sensorielle totale, autant pour ses bienfaits psychiques que physiques. Ce centre est typiquement le genre de lieux que j’ai envie de soutenir car il correspond à mes valeurs : apporter quelque chose aux personnes (en l’occurrence du bien-être) de façon zen, chaleureuse.

Si vous voulez en savoir plus ils ont une page facebook @meiso.paris 🙂

Ils sont également présents  à Lyon !

objets méditation

 


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